Après mes premiers pas vers le zéro déchet, j’ai continué à avancer progressivement.

Une fois les bouteilles d’eau en plastique supprimées, l’essuie-tout fortement réduit, les serviettes de table en tissu adoptées et les mouchoirs en tissu testés, j’ai commencé à regarder d’autres habitudes du quotidien.

Très vite, je me suis rendu compte que la démarche zéro déchet ne se limitait pas à remplacer quelques objets jetables. Elle m’amenait aussi à revoir notre façon de faire les courses, de cuisiner, de choisir nos produits et d’utiliser ce que nous avions déjà.

S’inscrire dans une AMAP pour manger local et de saison

L’un des changements importants a été notre inscription dans une AMAP pour six mois.

Chaque semaine, nous récupérions des produits locaux et bio : légumes, œufs, pain, fromage de chèvre ou de vache selon les paniers.

Cela nous a permis de découvrir de nouveaux légumes, mais aussi d’apprendre à les cuisiner.

L’AMAP demande parfois un peu d’adaptation, car on ne choisit pas toujours exactement ce que l’on va recevoir, on doit être présents chaque semaine pour récupérer notre panier et on peut avoir des légumes qu’on n’aime pas. Mais c’est justement ce qui nous a poussés à être plus créatifs en cuisine et à mieux utiliser les produits de saison et d’en faire profiter nos amis lorsque nous étions en vacances.

Acheter en vrac avec des sacs réutilisables

Mon meuble avec mes bocaux de vrac alimentaire

Nous avons aussi commencé à faire une partie de nos achats en vrac à la Biocoop du coin, avec des sacs à vrac en tissu.

Nous achetions :

  • du sucre ;
  • du riz ;
  • des céréales ;
  • des lentilles ;
  • des pépites de chocolat ;
  • des mélanges d’oléagineux pour l’apéritif.

L’achat en vrac permet de réduire les emballages, mais aussi d’acheter la quantité dont on a vraiment besoin.

C’est très pratique pour tester un ingrédient, compléter une recette ou éviter d’avoir de grands paquets ouverts pendant des mois dans les placards.

Cuisiner davantage maison

En avançant dans cette démarche, nous avons aussi cuisiné de plus en plus maison, y compris les desserts et les goûters des enfants.

Cookies, muffins au chocolat, gâteaux simples, compotes… Ces recettes permettent de réduire les emballages, de mieux choisir les ingrédients et de limiter les produits industriels.

Comme je suis intolérante au gluten, cela m’a aussi permis d’adapter les recettes à nos besoins, tout en gardant le plaisir du fait maison.

Cuisiner maison ne veut pas dire tout faire parfaitement ou passer des heures en cuisine. Parfois, il suffit d’avoir quelques recettes faciles que l’on refait régulièrement.

Tester les produits ménagers maison

Après la cuisine, je me suis intéressée aux produits ménagers maison.

J’ai commencé par des recettes simples, comme :

  • la poudre pour lave-vaisselle ;
  • la lessive maison ;
  • le produit ménager multi-usage ;
  • la lessive à la cendre ;
  • la lessive en poudre.

Là encore, l’idée n’était pas de tout changer d’un coup, mais de tester au fur et à mesure, souvent quand un produit arrivait à la fin.

Cela évite de jeter des produits encore utilisables et permet de voir si l’alternative convient vraiment à son foyer.

Tester quelques cosmétiques maison

J’ai aussi testé quelques produits d’hygiène et cosmétiques maison, comme le savon, le dentifrice ou le déodorant.

Avec le recul, je pense que c’est un domaine où il faut avancer avec prudence.

Les recettes maison peuvent être intéressantes, mais elles ne conviennent pas à tout le monde. Il faut faire attention aux dosages, aux huiles essentielles, aux peaux sensibles et à la conservation.

Aujourd’hui, je préfère proposer des recettes simples, avec peu d’ingrédients, et rappeler qu’il faut tester, observer et ajuster, comme le déodorant maison et le baume à lèvres.

Ce que cette deuxième étape m’a appris

Cette deuxième étape m’a appris que le zéro déchet ne se résume pas à “remplacer” des produits.

C’est aussi une démarche qui questionne :

  • l’origine des aliments ;
  • les emballages ;
  • les quantités achetées ;
  • le fait maison ;
  • le réemploi ;
  • la simplicité ;
  • l’organisation du quotidien.

Ce que j’ai trouvé important, c’est d’avancer par étapes.

On teste une alternative, on voit si elle fonctionne, puis on continue ou on ajuste. Certaines habitudes restent, d’autres changent, et certaines ne conviennent finalement pas. Ce n’est pas un échec : c’est simplement une démarche vivante.

Mon conseil avec le recul

Si vous débutez, ne cherchez pas à tout faire en même temps.

Commencez par ce qui vous semble le plus simple ou le plus logique dans votre quotidien.

Vous pouvez par exemple :

  • remplacer un produit jetable quand il arrive à la fin ;
  • tester le vrac pour quelques produits seulement ;
  • cuisiner une recette maison par semaine ;
  • essayer une recette de produit ménager quand votre ancien flacon est terminé ;
  • regarder ce que vous avez déjà avant d’acheter du matériel “zéro déchet”.

Le plus important est de garder une démarche réaliste, adaptée à votre foyer et à votre énergie du moment.

Et aujourd’hui ?

Depuis ces premiers changements, ma démarche a beaucoup évolué.

J’ai continué à tester, à apprendre, à ajuster, puis j’ai eu envie de transmettre ces expériences autour de moi.

Aujourd’hui, avec Terre Agir, j’anime des ateliers et des conférences autour du zéro déchet, de l’anti-gaspillage, des produits ménagers maison, de la cuisine zéro déchet et anti-gaspi et de la réduction des déchets au quotidien.

Mais tout a commencé avec des gestes simples : supprimer les bouteilles d’eau, réduire l’essuie-tout, tester les mouchoirs en tissu, faire ses courses autrement, cuisiner davantage maison.

Comme quoi, une démarche peut commencer très simplement… et prendre beaucoup plus de place dans la vie au fil du temps.

À découvrir aussi

Pour continuer avec d’autres idées simples autour du zéro déchet :


👉 Moi, c’est Amélie Brault, en Bretagne près de Redon.
Avec Terre Agir, je partage des idées simples et concrètes pour avancer à votre rythme, et j’interviens aussi en ateliers et conférences (établissements scolaires, entreprises, collectivités, médiathèques).

📩 Pour d’autres astuces écoresponsables, retrouvez-moi sur :

Et si vous souhaitez recevoir mes nouveaux articles, vous pouvez vous abonner à la newsletter via le formulaire du site.