Vous avez l’impression que votre budget courses augmente, même en faisant attention ?
Entre les prix qui évoluent, les achats “au cas où”, les promotions tentantes et les aliments oubliés au fond du frigo, le budget alimentaire peut vite grimper.
Bonne nouvelle : il est possible de faire des économies sans forcément manger moins bien. L’idée n’est pas de se priver, mais de mieux s’organiser, de limiter le gaspillage alimentaire et d’utiliser en priorité ce que l’on a déjà à la maison.
Pourquoi suivre son budget alimentaire ?
Avant de vouloir réduire son budget courses, il est utile de savoir combien on dépense réellement.
Entre les grosses courses, les petits achats de dépannage, les goûters, les repas pris à l’extérieur ou les achats “plaisir”, le total peut vite dépasser ce que l’on imagine.
Faire le point permet de comprendre où part l’argent, sans jugement, et de repérer les postes sur lesquels on peut agir.
1) Faire le point sur ses dépenses
Pour commencer, regardez vos dépenses alimentaires sur les trois derniers mois. Si vous le pouvez, regardez aussi sur une année complète : cela permet de repérer les périodes où vous dépensez davantage, comme les anniversaires, les vacances ou les fêtes de fin d’année.
Vous pouvez utiliser un carnet, un tableau papier, un fichier Excel, Google Sheets, l’application de votre banque ou un outil de gestion de budget.
L’idée est de regrouper vos dépenses par catégories :
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courses alimentaires ;
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repas à l’extérieur ;
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boulangerie ;
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goûters ;
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achats de dépannage ;
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drive ou livraison ;
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produits ménagers et hygiène si vous les achetez en même temps que les courses.
Vous risquez d’être surpris de ce que vous allez découvrir.
De mon côté, j’utilise un tableau pour suivre les dépenses du foyer. Cela m’aide à voir les postes qui augmentent, ceux qui peuvent être diminués, et ceux qui sont vraiment incompressibles.
2) Lister ses stocks avant de faire les courses
La première étape consiste à faire le point sur ce que vous avez déjà dans le réfrigérateur, le congélateur, les placards, les bocaux et les conserves.
Vous pourrez ensuite prévoir vos menus, puis faire une liste de courses vraiment adaptée. Souvent, cette simple étape permet déjà de réduire la liste par rapport aux courses habituelles.
On est parfois surpris de la quantité de nourriture déjà disponible à la maison.
L’objectif est simple : éviter de racheter ce que l’on a déjà, utiliser les produits entamés, repérer les aliments à consommer rapidement et faire des économies.
Vous pouvez aussi tester une “semaine blanche” en fin de mois : l’idée est d’acheter le moins possible, voire rien du tout, et de composer les repas avec les fonds de placards, le frigo et le congélateur.
À la maison, j’utilise une liste effaçable pour le frigo, le congélateur et les placards. Cela permet de suivre plus facilement ce qui entre et ce qui sort. J’ai aussi une liste de menus possibles avec nos stocks, ce qui aide à trouver rapidement des idées de repas.
3) Construire ses menus avec ce que l’on a déjà
Une fois les stocks identifiés, préparez vos menus en partant de ce que vous avez déjà.
Par exemple :
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un reste de riz peut devenir une poêlée ;
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des légumes un peu fatigués peuvent finir en soupe ;
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des fruits mûrs peuvent être transformés en compote ou en confiture ;
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des restes de viande peuvent être intégrés dans un hachis parmentier, une quiche, un gratin ou un plat de pâtes ;
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des légumineuses peuvent devenir une tartinade, une salade ou un curry.
Cette méthode permet de limiter les achats inutiles, de réduire le gaspillage alimentaire et de faire des économies.
4) Prévoir une liste de courses précise
Une fois les menus prévus, faites une liste de courses adaptée.
L’idée n’est pas de tout prévoir au gramme près, mais d’éviter les achats automatiques.
Avant d’acheter, vous pouvez vous demander :
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Est-ce que j’en ai déjà ?
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Est-ce que je vais vraiment l’utiliser cette semaine ?
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Est-ce que ce produit correspond à un repas prévu ?
Il est aussi important de garder un petit stock de base pour les imprévus. L’objectif n’est pas d’avoir zéro stock, mais d’éviter les achats inutiles, les doublons et les produits oubliés.
5) Fixer un budget alimentaire réaliste
Une fois que vous connaissez mieux vos dépenses, vous pouvez définir un budget alimentaire réaliste.
Le plus simple est souvent de fixer un budget par semaine plutôt qu’un budget mensuel. Par exemple, si votre budget mensuel est de 400 €, cela représente environ 100 € par semaine.
Le budget hebdomadaire permet de mieux suivre les dépenses, d’éviter de tout consommer dès le début du mois et de garder une petite marge pour les produits frais, les imprévus ou les achats locaux.
Et surtout, évitez de vous comparer aux autres. Chaque foyer a ses habitudes, ses contraintes, ses goûts, ses allergies, ses régimes alimentaires, ses choix végétariens ou non. Le bon budget, c’est celui qui correspond à votre réalité.
6) Cuisiner en avance pour éviter les repas de dépannage
Quand les semaines sont chargées, les repas de dépannage coûtent souvent cher : plats préparés, livraison, sandwichs, achats rapides en magasin…
Préparer quelques repas en avance permet d’éviter ces dépenses.
À la maison, nous avons pris l’habitude de cuisiner un plat en sauce en grosse quantité le dimanche. Nous en mangeons une partie dans la semaine et nous congelons parfois le reste pour les jours plus chargés ou les soirs de flemme.
Chaque dimanche, on change de plat, ce qui permet de varier les choix au fil des semaines.
Il arrive aussi que l’on prépare plusieurs plats pour la semaine : c’est ce qu’on appelle souvent le batch cooking.
Cette organisation permet de gagner du temps, d’utiliser les ingrédients avant qu’ils ne s’abîment, de limiter les achats de dernière minute et de réduire le gaspillage alimentaire.
7) Réduire le gaspillage alimentaire
Réduire le gaspillage, c’est bon pour le budget et pour l’environnement.
Selon l’ADEME, chaque Français jette en moyenne 61 kg de déchets alimentaires par an, dont 19 kg de nourriture encore comestible.
Avant de jeter, pensez à transformer :
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les fruits mûrs en compote, gâteau, crumble ou smoothie ;
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le pain dur en chapelure, croûtons ou pain perdu ;
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les légumes fatigués en soupe, sauce ou poêlée ;
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les fanes en pesto, soupe ou tarte ;
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les restes de repas en lunch du lendemain.
Le but n’est pas d’être parfait, mais de prendre le réflexe de regarder ce qui peut encore être utilisé.
8) Acheter moins, mais mieux
Réduire son budget alimentaire ne veut pas forcément dire acheter les produits les moins chers.
On peut tout à fait manger bio, local et de saison avec un budget raisonnable, surtout si l’on réduit en parallèle le gaspillage, les achats superflus et les repas non prévus.
Quelques pistes peuvent aider :
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cuisiner davantage de produits bruts ;
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intégrer plus de légumineuses ;
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comparer le prix au kilo ;
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privilégier les fruits et légumes de saison ;
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éviter les achats impulsifs ;
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acheter seulement ce que l’on va vraiment consommer.
9) Acheter en vrac pour choisir la bonne quantité
Le vrac devient particulièrement intéressant quand il permet d’acheter seulement ce qu’il faut : moins d’emballages, moins de produits oubliés au fond du placard, et moins de nourriture jetée.
C’est aussi une bonne solution pour tester un ingrédient en petite quantité, compléter une recette ou acheter juste ce dont on a besoin pour la semaine.
Et comme toujours, l’essentiel est de rester cohérent avec ses habitudes : acheter en vrac, oui, mais seulement si le produit sera vraiment utilisé.
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Méthode BISOU : 5 questions pour éviter les achats impulsifs
👉 Moi, c’est Amélie Brault, en Bretagne près de Redon.
Avec Terre Agir, je partage des idées simples et concrètes pour avancer à votre rythme, et j’interviens aussi en ateliers et conférences (établissements scolaires, entreprises, collectivités, médiathèques).
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Cool…..bisous
Bonjour, ton blog est magnifique, je suis du 56 pas loin de Redon !
Merci beaucoup.
Bonjour, tu es d’où exactement? Moi de rieux. Tu es toi aussi dans une démarche zéro déchet et minimalisme?
Super article Amélie ! Les licornes arrivent en troupeau via ton article 😁
En fait c’était mon premier article que j’ai modifié hier car étant le premier il n’était pas top.
ravie que grâce à lui certains connaissent le groupe des licornes.
A bientôt
Amélie